La douane fête, mais elle tue le peuple par les droits imposés aux marchandises…

ven, 01/27/2017 - 17:20

Notre douane nationale a fêté ce qui est devenue une commémoration à l’instar des douanes dans le monde, qui fête leurs résultats par la perception des droits imposés aux marchandises et autres qui franchissent les frontières, ainsi que la protection de l’économie et l’industrie et la vérification de la traçabilité des marchandises importés.

La douane mauritanienne fait un cas à part, en comparaison avec les douanes en Afrique ou dans les pays dits arabes du Maghreb. La Mauritanie ne produit presque rien, donc n’est pas concernée par ce qui se passe comme protection d’une industrie locale.

Pour l’occasion, cette fête de janvier 2017, il faut reconnaître qu’elle a été terne, boudée par le ministre O. Djay, qui ne croit ni aux discours, moins aux chiffres avancées ces dernières années par O. Djay, qui s’est dérobé de la fête au détriment de son naïf ministre délégué O. Kembou.

Floué par les gros mots, le ministre délégué a repris dans son discours des expressions du type : «fort stimulant »; « encourager les investisseurs locaux et étrangers, hum !»;  « appuyer le secteur » et « l’émancipation la prospérité » fin de citation d’un discours plein de contradiction avec la situation lamentable que vit la douane, à part quelques inspecteurs chouchoutés par «l’éternel » O. Mamy.

Ce même directeur général, lui-même général de son état à gros képi orné, a emboité le pas au pauvre ministre délégué, par les gaffes et contre-vérités suivantes : «menace potentielle de l’économie de la sécurité ou de la santé publique», ce qui devait primer comme la santé publique a été relégué à la dernière préoccupation.

Pour ce qui est de la chanson annuelle des recettes, elles ont été grossièrement comparées à celles de 2015 !?! par erreur ou exprès, donc à diviser par deux, ce qui est d’ailleurs plausible, au vue de la conjoncture de crise mondiale, qu’il a malignement évoqué cette année, s’en était de trop un long et suspect silence de plusieurs années à la tête de la douane…

Cette recette est estimée à près 156 milliards, illusoire, avec une augmentation de près de 20 milliards ?! Quel mensonge de chiffres qui ne se répercutent ni sur la croissance, moins sur le pouvoir d’achat de pauvres fonctionnaires et petit commerçants, obérés envers des banques affolées par la politique économique d’intrigue et misère de l’Etat.

Les droits de douane qui ont été doublés en 2016, n’ont donc rien apporté sauf la pauvreté parmi le peuple, les inspecteurs, contrôleurs, agents et commis de la douane, un scandale dû à une gestion gauche et mesquine d’un O . Mamy militaire de fonction, obligé de faire de bonnes recettes, quitte à sacrifier tout un corps, par peur de provoquer le courroux de Mohamed Abdel Aziz…

Ce directeur général des douanes, poltron et opportuniste est nul en code et interprétation douanières, a aussi évoque dans un discours plat, «la plate-forme à distance » normal à cause de la pléthore d’inspecteurs, nommés injustement dans des bureaux, et qui sont presque tous nuls en langues par lesquelles la plupart des transactions, correspondances et conventions commerciales entre les Etats sont faites. 

A dire vrai et pour finir avec cette défaite structurelle de notre douane nationale, face à la quelle on n’est ni excessif ni dur, la réalité finale est qu’un pays de trois petits millions d’individus, un pays hyper riche, ne doit pas obliger le pauvre consommateur, pour des droits de douane, à débourser près d’un euro pour un paquet d’un ½ litre de lait (Uht), une tablette d’œufs à près de deux euros, le kilogramme de sucre et un paquet de beurre à plus d’un dollars etc, et cette liste est très longue et diversifiée.

Un scandale d’Etat sur lequel répondront in cha Allah, tôt ou tard, les actuels responsables de la douane et du pays...