La Mauritanie sous le coup d’une condamnation internationale

ven, 12/01/2017 - 23:43

Selon le site arabophone Esssahra, citant des sources médiatiques, le gouvernement mauritanien travaillerait dans les coulisses et dans le plus grand secret pour faire échouer un congrès africain à caractère international visant à condamner le régime de Mohamed Abdel Aziz, accusé d’avoir dévoyé le processus démocratique en Mauritanie.

Cette offensive mauritanienne ferait suite à la visite récente du président du Parlement des Etats d’Afrique, des Caraïbes et de l’Océan Pacifique, le Sierra Léonais Ibrahim Bundu à Nouakchott sur invitation secrète du gouvernement mauritanien, en sa qualité de chargé d’organisation du dit congrès.

Il est ainsi question de secret total qui a entouré la visite de ce haut responsable africain, pour que la démarche des autorités mauritaniennes visant à changer la proposition avancée par la commission parlementaire africaine et soumis à des personnalités européennes rencontrées à Bruxelles ne puisse aboutir à une condamnation de la Mauritanie et du régime de Mohamed Abdel Aziz.

Il faut dire que le processus démocratique en Mauritanie est sérieusement menacé du fait du caractère personnel du pouvoir incarné par Mohamed Abdel Aziz et qui s’est traduit par la suppression anticonstitutionnelle du Sénat, du drapeau, de l’hymne et de la monnaie nationale, la fermeture de toutes les télévisions privées, l’ostracisme qui frappe la presse privée d’une manière générale, les sérieuses menaces sur la liberté de la presse, de culte et de pensée, la prise du pays en otage à cause de différends personnels entre le président et son cousin Mohamed Bouamatou, la mise sous contrôle judiciaire de plusieurs sénateurs, syndicaliste et journaliste, l’emprisonnement illégal d’un sénateur, l’interdiction de toute manifestation aux partis de l’opposition, la mise à l’écart de la société civile dans tous les plans de développement, l’emprisonnement systématique de toute voix discordante à l’image des veuves et orphelins emprisonnés pour avoir réclamé justice, l’accaparement des terres agricoles au profit de l’oligarchie militaire et civile, la recrudescence du racisme d’Etat, de la ségrégation et de l’intolérance religieuse.

 

 Cheikh Aidara