
Akhbar (Nouakchott) – Le porte-parole officiel de la communauté mauritanienne en Guinée-Bissau, Mohamed Cheikh Ould Soueïdat Ould Mohamed Radhi, a déclaré que les membres de la communauté subissent de mauvais traitements lorsqu'ils traversent le territoire sénégalais pour se rendre en Guinée-Bissau.
Ould Mohamed Radhi a affirmé à Akhbar que les citoyens mauritaniens en général sont confrontés à de nombreuses « tracasseries et mauvais traitements » à l'intérieur du Sénégal, particulièrement aux points de contrôle et sur les routes entre les villes sénégalaises.
Il a souligné que les autorités sécuritaires sénégalaises imposent des taxes aux voyageurs mauritaniens pouvant atteindre 5 000 francs CFA, à payer à tous les postes-frontières et à tous les points de contrôle sénégalais jusqu'à la frontière avec la Guinée-Bissau.
Il a indiqué que le chef du bureau de la communauté mauritanienne en Guinée-Bissau, Sidi Ould Ali Ould Mokhtar, a informé l'ambassade de Mauritanie à Bissau de ces traitements.
Il a fait remarquer qu'à l'arrivée des Mauritaniens à la frontière de Bissau, « le traitement change et le Mauritanien paie, comme les autres Africains, une taxe naturelle et normale ».
Il a ajouté : « J'ai personnellement subi un tel traitement et j'ai été contraint de payer la taxe avec six autres Mauritaniens, pour un montant avoisinant les vingt mille ouguiyas [ancienne monnaie mauritanienne, NDLR] ».
Il a averti que même après l'entrée en vigueur de l'accord entre la Mauritanie et le Sénégal, « ce traitement n'a pas changé et le citoyen mauritanien continue de payer la même taxe à tous les points de contrôle ».
Il a appelé le ministère mauritanien des Affaires étrangères à intervenir auprès des autorités sénégalaises pour que l'accord soit appliqué, ajoutant que l'accord n'est actuellement appliqué que par la partie mauritanienne.











