Le président de l’association des journalistes raconte une nouvelle version de la balle de Toueila

sam, 10/17/2020 - 02:01

À propos de la balle (de Toueila),  Je vous raconte cette histoire.

Un mois après le retour de l’ancien président de (sa convalescence) en  France. J’étais en mission au Caire et assistais  à un dîner organisé par l’Union générale des journalistes arabes.

A mes cotés étaient assis  des journalistes de poids, dont le chef d’un centre d’études égyptiennes.

Le collègue égyptien m’ a demandé quelle était ma version de l’histoire de la » balle amicale?

Je lui ai dit qu’il y avait des versions , dont la plus plausible  est celle du gouvernement, bien qu’elle ne soit pas convaincante, en particulier pour une personne comme moi, qui travaille dans les médias officiels, et qui a appris des aspects qui affaiblissent cette histoire.

Il m’a dit :  Ecoutes donc   la vraie version , que tu n’as pu connaitre  malgré ta proximité avec les lieux de l’accident.

L’affaire  commence avec l’arrivée de Senussi en Mauritanie.  Sa femme et sa fille sont venues à Nouakchott et ont passé un accord avec le président Aziz, selon lequel Senussi investit de l’argent en Mauritanie dans les domaines que voudrait  Aziz , et en échange  la tâche de communication entre la famille Senussi  est facilitée, et si l’enquête  concernant  Senussi se termine et qu’il  devient difficile pour  lui de rester en Mauritanie, il ne sera remis qu’à la Cour internationale de justice.

En l’absence d’Aziz, Senussi a contacté une femme d’affaires marocaine affiliée à son renseignement et lui a dit d’entrer en Mauritanie ,sous prétexte d’investir de l’argent dans de grands projets et de demander des garanties au président de la République.

Si tout va bien, elle  continue. Si le président trahit,qu’elle le tue.

La femme a appelé, -dit  mon interlocuteur- Mohamed Ould Bouamatou -, afin d’intervenir ,pour lui faire  rencontrer le président, mais ce dernier  lui a dit qu’il n’était pas en bons termes avecO.Aziz  et lui a indiqué de contacter un homme appelé Mohsen Ould al-Hajj si son intention était d’investir, alors la voie sera libre devant elle.

Elle a appelé Mohsen et lui a présente son projet . Lequel Mohsen  lui a promis qu’il la contactera quand il aura établi l’organisation de sa  rencontre  avec le président Aziz.

La femme- dit  mon interlocuteur-  était séduisante. Sa rencontre avec Aziz s’est terminée ,après qu’elle l’ait  convaincu qu’elle voulait investir d’énormes sommes d’argent qui nécessitaient du temps, des études , des assurances et de solides garanties.

Ould Aziz  lui a proposé le mariage et ils ont consenti tous les deux. Le  lieu de résidence sera, à chaque visite, dans une maison au  Ksar El fowgani(Ouest) .

Les choses se sont bien déroulées et  différents aspects de l’investissement ont été examinés.

Des journées ont été passées par le président lui rendant visite à des moments précis, jusqu’à ce que  Al-Senussi a été remis (aux autorités libyennes) .

La dame a passé trois semaines-dit mon interlocuteur – puis a dit au président qu’elle mettait  la touche finale à son travail et va injecter de l’argent dans des investissements commerciaux et industriels.

Pendant ce temps elle  planifie ,avec le renseignement multinational, et Aziz continue de lui rendre  visite chez elle, passant avec elle sa journée.

Cet  après-midi  là (jour de la balle de Toueila) , elle a complété sa mission en lui tirant dessus dans le lit conjugal. Il lui a fait  croire qu’il est mort.

Et  le même soir, le renseignement multinational travaille pour la faire sortir de Nouakchott vers la  Tunisie.

J’ai écouté cette histoire à une table de dîner, qui comprenait à mes  côtés, des interlocuteurs de l’époque, dont le président  de la Fédération internationale, Jim Boumelha, du Syndicat des journalistes tunisiens, Salami Jelsi, et du secrétaire général de l’Union générale des journalistes, Hatem Zakaria

.D’après la page du président de l’Association des journalistes mauritaniens:

 

Moussa Ould Bouhli

 

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