À la Une: le départ de John Bolton fait l’unanimité

mer, 09/11/2019 - 16:31

Le limogeage ou la démission de John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, fait l’unanimité dans la presse américaine ce matin, mercredi 11 septembre. Et pour cause, John Bolton et Donald Trump ne pouvaient pas être plus éloignés en matière de politique internationale, comme l’explique l’éditorialiste du New York Times. Si le président américain tentait de négocier une dénucléarisation de la Corée du Nord, John Bolton n’avait de cesse de répéter que la meilleure chose à faire était de bombarder le pays pour mettre un terme à sa quête nucléaire. Même discours concernant l’Iran ou encore le Venezuela pour lequel le conseiller à la Sécurité nationale militait également en faveur d’une intervention militaire. Même discours aussi sur le dialogue entamé avec les talibans. Des divergences profondes qui avaient le don d’énerver le président, selon le quotidien. John Bolton était isolé au sein de la Maison Blanche. Il ne parlait pas avec le secrétaire d’État Mike Pompeo. Une situation « toxique » qui a donc pris fin ce mardi 10 septembre avec l’annonce du limogeage du 3e conseiller à la Sécurité nationale depuis le début du mandat de Donald Trump.

Limogeage ou démission ? C’est la question que se pose toute la presse. « S’est-il défenestré tout seul ou l’a-t-on poussé ? », s’interroge le New York Times. Le fait est que ce départ est logique et intervient peut-être un peu tard, d'après le Washington Post. La rigidité de John Bolton ne pouvait aller de pair avec la personnalité du président. Un « va-t-en-guerre », comme le présente le quotidien, mais une personnalité bien connue de la classe politique américaine puisque John Bolton a servi dans plusieurs administrations avant celle de Donald Trump. Tout le monde le connaissait et ses points de vue ne surprenaient plus personne. D’où cette question : ne s’agissait-il pas d’un mauvais choix pour un poste aussi important ?

► À lire : États-Unis: Trump limoge son conseiller à la sécurité nationale John Bolton

Lancement de la campagne pour les élections législatives au Canada

« Les chefs prennent la route », titre ce matin Le Devoir. Comme le veut la tradition, explique le quotidien, « le Premier ministre sortant, Justin Trudeau, se rendra à Rideau Hall ce mercredi matin, à la résidence officielle de la gouverneure générale pour lui demander de dissoudre le Parlement en vue de la tenue du scrutin le 21 octobre prochain. » Justin Trudeau avait jusqu’à dimanche prochain pour lancer la campagne électorale, mais il a préféré accélérer le pas. Ce qui permet aux Canadiens de disposer de quarante et un jours pour faire leur choix, précise La Presse, c’est-à-dire trente-sept jours de moins que lors de la campagne de 2015. Le Premier ministre sortant réclame un deuxième mandat après avoir dirigé un gouvernement majoritaire depuis 2015. Et selon une série de sondages publiés au cours des derniers jours, souligne La Presse, la lutte s’annonce serrée entre le Parti libéral du Canada et le Parti conservateur.

 

Le Venezuela entame des manœuvres militaires à la frontière colombienne

Des manœuvres qui s’inscrivent dans la mise en place et le développement de « l’alerte orange » dictée par le président Nicolas Maduro, précise Ultimas Noticias. Une alerte déclenchée selon les autorités vénézuéliennes du fait des actions militaires colombiennes. Selon le quotidien colombien El Tiempo, c’est tout un arsenal qui doit être déployé jusqu’au 28 septembre, date à laquelle doivent s’achever ces manœuvres : batteries de missiles à courte portée, tanks, véhicules blindés, moyens aériens, etc. El Tiempo a interrogé le Général Luis Fernando Navarro, chef des armées colombiennes, qui dit être prêt à défendre les frontières colombiennes et l’intégrité territoriale. Un général qui précise que même si « la Colombie ne tirera jamais en premier », Bogota ne peut pas prendre à la légère de telles démonstrations de force.

 

Nouvelle journée de mobilisation en Argentine

Comme la semaine dernière, des milliers d’Argentins sont descendus dans la rue et ont occupé des magasins ce mardi. Une mobilisation qui devrait continuer aujourd’hui, mercredi, et demain, annonce La Nacion, puisque les représentants de ces manifestants n’ont trouvé aucun accord avec les autorités. Les manifestants réclament de nouveaux programmes sociaux, des emplois, une plus importante participation de l’État dans la distribution d’aide alimentaire. Pour la ministre de la Santé et du Développement social, ces manifestations et occupations sont une tentative d’extorsion, peut-on lire dans les pages de La Nacion. Carolina Stanley se dit prête à discuter, mais pas à n’importe quelles

 

 

RFI