États-Unis: les Représentants condamnent les tweets «racistes» de Trump

mer, 07/17/2019 - 14:08

La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, a condamné mardi 16 juillet les « commentaires racistes » de Donald Trump qui s’en prend depuis le 14 juillet à quatre élues démocrates, des femmes issues de minorités. Très peu de Républicains ont soutenu le texte.

Avec notre correspondante à Washington,Sonia Dridi

Après une longue session tendue au Congrès, les parlementaires américains ont voté à 240 voix contre 187 une résolution condamnant les propos et tweets de Donald Trump au sujet de quatre élues démocrates issues des minorités, les qualifiant de « racistes ».

La présidente démocrate de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, a ouvert les débats avec un discours très ferme contre le président américain, qui n’a pas plu aux élus républicains

Des propos « honteux et dégoûtants »

« Ces propos de la Maison Blanche sont honteux et dégoûtants, et ces propos sont racistes. Quelle honte de continuer à défendre ces mots offensants ! Des mots qu’on a entendu répéter à propos de nos élues mais aussi à propos de nombreuses autres personnes », a-t-elle déclaré.

 

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« Notre caucus [groupe démocrate à la Chambre des Représentants] continuera de répondre à ces attaques contre nos membres qui reflètent un profond irrespect pour la magnifique diversité de l’Amérique », a-t-elle ajouté.

Silence des leaders républicains

Seuls quatre Républicains ont soutenu la résolution. Les autres s’y sont opposés. La plupart d’entre eux ont préféré garder le silence sur cette affaire.

Certains ont tenté de défendre le locataire de la Maison Blanche. Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, a déclaré que le président n’était pas à ses yeux un raciste. Kevin McCarthy, le chef de la minorité républicaine à la Chambre, a assuré de son côté que la polémique n’était qu’une histoire politique.

Donald Trump avait appelé les élus de son parti à ne pas tomber dans le « piège » tendu par l’opposition. Il continue d’affirmer que ses tweets ne sont pas racistes et a même continué mardi 16 juillet à s’attaquer aux quatre élues démocrates, alimentant la controverse

 

 

RFI