Colère de l’Iran après l'arraisonnement d’un pétrolier près de Gibraltar

sam, 07/06/2019 - 11:26

Téhéran demande la « libération immédiate » du pétrolier arraisonné jeudi 4 juillet au large de Gibraltar. La marine britannique a procédé à cette opération estimant que le pétrole transporté par le navire était destiné à la Syrie, pays sous embargo de l'Union européenne. 

L'ambassadeur de Grande-Bretagne a été convoqué, jeudi 4 juillet, au ministère iranien des Affaires étrangères pour y entendre les vives protestations des autorités de Téhéran qui parlent d'un acte « inacceptable ».

L'Iran assure que son pétrolier a été arraisonné dans les eaux internationales et surtout qu'il a été intercepté à la demande des Etats-Unis.

Les faits se sont déroulés près de Gibraltar, territoire britannique situé à l'extrémité sud de l'Espagne. L'Espagne où le chef de la diplomatie confirme que ce sont les Etats-Unis qui ont demandé l'arraisonnement du pétrolier iranien. C'est ce qui provoque la colère de Téhéran qui s'indigne d'une opération menée par une marine européenne alors que l'Union européenne se démarque officiellement de la politique de sanctions exercées par Washington sur l'Iran.

Reste qu'à Londres, on brandit un autre argument, celui du pays destinaire de la cargaison de pétrole : la Syrie qui, elle, est bel et bien soumise à des sanctions européennes.

Le conseiller américain à la sécurité nationale, John Bolton a salué une « excellente nouvelle ». « La Grande-Bretagne a intercepté le super-pétrolier Grace 1 chargé de pétrole iranien pour la Syrie en violation des sanctions de l'UE », a poursuivi John Bolton sur Twitter, sans confirmer que les Etats-Unis avaient demandé l'interception de ce navire.

 

RFI