Bientôt la Mauritanie dans le cercle très prisé des producteurs d’uranium

lun, 06/03/2019 - 16:45

La Mauritanie pourrait intégrer rapidement le cercle très restreint des pays producteurs d’uranium. Selon la société australienne Aura Energy, à l’origine de ce projet, la production d’uranium pourrait démarrer dès 2020.
La Mauritanie pourrait intégrer le cercle restreint des pays producteurs d’uranium à partir de l’année 2020. En effet, les premiers échantillons d’oxyde d’uranium d’une mine de la région du Tiris Zemmour (au nord de la Mauritanie) ont été extraits par la société Aura Energy, présente en Mauritanie et en Afrique de l’Ouest, au cours d’essais certifiés par le laboratoire Australian Nuclear Science And Technology Organization (ANSTO), selon cette entreprise minière australienne.

«Les échantillons ont été produits dans le cadre de la phase test d’une étude de faisabilité définitive d’un projet de production d’uranium UO4, avec des niveaux d’impureté acceptables par rapport aux normes ASTM, et considérés comme vendables», souligne Peter Reeve, président éxécuttif d’Aura Energy.

«Les tests de précipitations vont se poursuivre et l’optimisation du produit est prévue pour la prochaine étape des travaux», a-t-il ajouté.

«Cette production de Yellowcake est un élément clé pour la mine du Tiris et va contribuer aux études de marketing et à la progression des négociations sur le financement», explique ce haut responsable de l’entreprise australienne, cité par le site «World Nuclear News, relayé par le site mauritanien d’informations en ligne Mauriweb.

La Société australienne Aura décrit «le Tiris comme un projet de développement à court terme dont la production est prévue pour 2020».

Ainsi, le 30 avril dernier, l’entreprise a annoncé le démarrage des travaux pour l’exploitation de la mine vers juillet 2019, après avoir obtenu un financement de 2 millions de dollars australiens de la société Lind Parteners basée à New York.

En décembre 2018, signale-t-on, le gouvernement mauritanien «a accordé à Aura Energy une licence d’exploitation pour ce projet, y compris un intérêt négocié de 15%. Et l’entreprise a signé en janvier 2019, un contrat contraignant sur les prises avec Curzon Uranium Trading Limlited, qui est basée à Londres.

Aura Energy avait précédemment annoncé son intention de démarrer cette production en 2020, précisant en avril dernier qu’il serait important de lancer le projet Tiris dans un environnement international caractérisé par un prix de l’uranium actuellement à la hausse.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Afrique.le360