Un pêcheur mauritanien blessé par balle

ven, 02/15/2019 - 08:51

Blessé, lors d’une attaque des garde-côtes mauritaniens, un pêcheur artisanal, Assane Dièye, est « hospitalisé depuis le dimanche 10 Février, à l’hôpital militaire »,rapportent ses proches. Il a perdu beaucoup de sang, lors de son évacuation de la plage des pêcheurs.

« Prise pour une embarcation étrangère, alors que son équipage était 100% de nationalité mauritanienne, la barque avait été la cible de tirs », ont fait savoir des pêcheurs artisanaux, témoins de la scène, « c’est à la nage que les membres de l’équipage ont regagné la terre ferme ». Un épisode fâcheux, dans les conflits, devenus récurrents, ces derniers temps, entre les garde-côtes et les pêcheurs artisanaux. 

Les dix autres occupants de l’embarcation ont été embarqués au commissariat de Tevragh Zeina 1. Lorsque la police s'est rendue compte que les pêcheurs étaient tous des mauritaniens, elle a voulu les libérer, tard dans la nuit. Mais les intéressés ont refusé catégoriquement, choisissant de passer la nuit au commissariat, pour introduire une plainte, le lendemain matin 11 Février, contre l’abus de pouvoir.

Monsieur Yaly Ndiaye, président de la coopérative « Le Mole », vice-président de la Fédération libre de la pêche artisanale et candidat de RAG/SAWAB à la députation, sur la liste nationale et à la mairie de Ndiago, a fait une déclaration. « Dès après les échéances électorales », dénonce-t-il, « seuls nos partisans sont ciblés, persécutés et humiliés, tous les jours, par les garde-côtes ». Et d’exiger, en conséquence, que « ces actes barbares prennent fin », tout en réclamant « justice pour les onze pêcheurs ». 

Les pêcheurs qui étaient à bord de l’embarcation sont tous ressortissants de Ndiago. Aux injonctions des marins les sommant de les suivre, le capitaine des pêcheurs, Assane Dièye, avait répondu que «tous ses camarades sont des citoyens mauritaniens, munis de leurs pièces d'identité et qu'ils ont également leur licence de pêche ». C’est pourquoi avait-il refusé d’obtempérer aux injonctions qu’il jugeait abusives, selon sa version des faits. 
 

Le Calame