La SMCP pourrit par la tête…

mar, 02/12/2019 - 11:44

Le DG de la SMCP à Nouakchott une semaine, à la recherche d'une solution non pas technique, mais « présidentielle », pour la vente du poulpe mauritanien.

Une première dans la gestion de cette société où un DG qui se trouve dans l'incapacité de prendre ses responsabilités pour la commercialisation du poisson mauritanien, principale mission qui lui a été conférée par les Haute Autorités du pays.

Selon des informations recueillies auprès de différentes sources, Ould Jelvoune a été instruit, aussi bien par le Ministre des Pêches et de l’Économie Maritime que par le Premier Ministre, de vendre rapidement le stock entreposé depuis plusieurs mois, et qui a atteint un niveau démesuré.

Le DG de la smcp ne sachant plus à quel tutelle se vouer attendait le mot final du Président de la République, affirment certains de ses proches.

Retourné à Nouadhibou, pas avec des poulpes mais avec le Ministre des Pêches et de l'Economie Maritime, où des pourparlers ont été engagés pour la ''vente'' du stock. Sur quelle base et suivant quels critères? Qui prendra la décision de vendre à des prix inférieurs aux prix plusieurs fois reconduits?

La réunion avait pour objet de fixer les prix de vente, sur la base d’offres présentées au cours des trois dernières semaines.

Les offres de deux clients nippons ont été soumises à l’appréciation de la commission :

- L’offre de Mitsubishi qui porte sur l’intégralité du stock existant de grandes tailles(T3/T4/T5) depuis les marées de la saison précédente(près de 1200 tonnes), avec une baisse de 5 000 US dollars par tonne en moyenne, par rapport aux prix qui étaient en vigueur jusqu’au 14 février 2019 ;

- L’offre de Maruha portant sur le stock de petites tailles(T6/T7/T8) pour la même période, soit près de 500 tonnes, avec une diminution d’environ 6 000 US dollars par tonne.

La réunion a été très houleuse, étant donné que des prix d’un niveau acceptable avaient été proposés les semaines passées, mais rejetées par le Directeur Général de la SMCP, Président de ladite Commission, alors qu’aujourd’hui, sur insistance dudit Président, il a été décidé de fixer les prix sur la base de ces deux seules offres qui ont été présentées à la commission.

Le hic est que ces prix auraient pu être améliorés, si toutefois d’autres clients avaient été contactés dans un délai de deux à trois jours(en attendant la date d’expiration des prix affichés : le 14 février 2019), pour assurer une amélioration de ces prix.

Cependant, la transparence a fait défaut, et les conséquences de cette transaction seront désastreuses pour la suite.

Cette démarche ne règle pas le problème dans sa globalité, et risque même de compliquer davantage la situation, sachant qu'une partie de la nouvelle production, aussi minime soit elle, a déjà été exportée sur la base des prix affichés. L’urgence est donc d’agir efficacement pour sortir de ce cercle vicieux qui n'a que trop perduré, et qui est entrain de mettre à genoux tout le système commercial aux meilleures vertus et a qui avait toujours, jusqu'à une période récente, donné des résultats satisfaisants, pour l'ensemble des intervenants...

Affaire à suivre

 

Source - Le Rénovateur Quotidien – via Cridem