Mme Fatimetou Abdel Malick, tête de liste régionale de l’UPR à Nouakchott : ‘’Je suis favorite puisque je dispose d’une bonne longueur d’avance’’

mer, 09/12/2018 - 10:26

Le Calame : Vos électeurs vous ont envoyé au 2e tour contre le candidat de Tawassoul et de l’opposition démocratique, Mohamed Jemil Mansour. Votre réaction au terme de ce 1er tour ?

Mme Fatimetou Abdel Malick : D’abord, je tiens à remercier tous les militants et adhérents de notre parti qui ont  bien voulu  voter pour moi lors  de ce premier tour, et je les invite vivement à  le faire pour le 2e tour, mieux,  à se mobiliser davantage et à élargir l’éventail des électeurs  en faveur de notre liste.  J’ose compter sur eux et sur leur  discernement, car il s’agit de l’avenir de  leur ville, donc,  de leur cadre de vie.

Ensuite, ce 1e tour  aura été le fruit d’une véritable expression démocratique, une compétition saine. Il  n’y a pas eu de clash, comme c’est souvent le cas pendant des élections, entre les électeurs des différents candidats.  Les électeurs Nouakchottois ont fait preuve de responsabilité et de respect mutuel. Le ton était  vraiment convivial et l’expression  démocratique.  C’est  tout à leur honneur. Je souhaite que le 2e tour reste dans le même état d’esprit.

 

-On vous donnait favorite au premier tour ;  votre gestion et votre dynamisme à tête de la  mairie de Tevragh Zeina semblait plaider en votre faveur. Qu’est-ce qui  a manqué pour  l’emporter au 1er tour ?

-Compte tenu du nombre de candidats, il était difficile de gagner au 1er tour, même si je suis favorite, je le demeure d’ailleurs.  Je dispose d’une  belle longueur d’avance sur mon principal concurrent. Mathématiquement, il était  donc impossible, sauf exception  de  réunir la majorité absolue,  compte tenu de l’émiettement de l’électorat. Je pense qu’avec l’aide d’Allah et la mobilisation de tous, nous allons gagner le 2e tour parce que Nouakchott a besoin de nous, et c’est avec  et  grâce à nous que la capitale pourra  trouver des réponses à ses  préoccupations et disposera de  services dont elle a besoin.

 

- Au 2e  tour, vous ferez face à un candidat, ancien maire de Arafat et  ancien président de son parti et qui pourrait bénéficier de l’appui de l’alliance électorale de l’opposition démocratique (AEOD). Pourquoi les Nouakchott voteraient-ils pour Mint Abdel Maleck et non pour Jemil Mansour ?

-Je  respecte mon concurrent du 2e tour, je respecte son passé,  ses réalisations, en tout cas,  s’il y en a  sur le terrain (rires).  Les Nouakchottois doivent voter pour moi parce qu’ils m’ont vu à l’œuvre, j’ai pu gérer, en tout cas, avec acharnement, avec détermination et transparence, la mairie de Tevragh Zeina. J’ai  donc une accumulation d’expérience en termes de gestion locale  et  de bilan. Et je pense que c’est  l’argument  principal des Nouakchottois  pour voter  en faveur  de notre liste. Ils  doivent voter  pour moi  parce qu’ils  ont  besoin de quelqu’un  d’aguerri, qui dispose, comme  je l’ai mentionné  d’une expérience  en matière de gestion locale et qui peut, entamer  aussitôt  le travail, au lendemain du scrutin. Parce que  Nouakchott a besoin  d’être  débarrassé de ses ordures, nettoyé,  donc, c’est impératif d’en  faire  une ville  moderne et inclusive, avec des services de bases  performants. Nouakchott doit  être une ville où  la jeunesse  peut s’épanouir. Et je crois que ce n’est pas avec  les autres  que la jeunesse pourra s’épanouir.  C’est  un gros challenge auquel nous allons nous attaquer sitôt élue.

 

 - Au lendemain des élections de  2013, votre nom avait été cité pour la présidence la CUN, mais à l’arrivée, on vous a préféré une autre. Votre choix cette année semble reconnaître votre mérite, votre dynamisme à la tête de Tevragh Zeina et partant donc faire oublier  cette déception de 2013 ?

-Ecoutez, moi, j’étais bien à la commune de Tevragh Zeina, tant que je suis à la commune de Tevragh Zeina, cela va de soi. Maintenant que j’ambitionne pour autre chose, je pense que les Nouakchottois vont adhérer au projet que je leur propose, c’est  plus pour eux que pour ma propre  personne ;  c’est  pour leur bien-être, c’est pour donner une image avenante  de leur ville, pour en faire une cité où il fait bon vivre. C’est donc plus pour eux que pour moi, même si je fais partie intégrante de la population de cette ville.

 

 

Propos recueillis par DL

 

Le Calame