L’opposition dénonce le blocage de la candidature de Ghadda

mer, 08/08/2018 - 20:28

Plusieurs responsables du Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU-un collectif composé de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes) ont dénoncé « le blocage» de la candidature de l’ancien sénateur, en détention provisoire, Mohamed ould Ghadda, pour les élections législatives prévues en Mauritanie le 01 septembre prochain, mercredi au cours d’une conférence de presse.
Mohamed ould Ghadda avait été investi tête de liste départementale au niveau de Nouakchott par l’Union Nationale pour l’Alternance Démocratique (UNAD), un parti de l’opposition.
Mohamed ould Maouloud, président en exercice du FNDU et maître Mohamed Mahmoud  ould Lematt, vice-président du RFD et avocat, ont dénoncé « les manœuvres illégales  des autorités qui ont instrumentalisé la justice pour empêcher la délivrance d’un casier judiciaire bulletin numéro 03 au sénateur Ghadda, pièce nécessaire à la validation de sa candidature.
Il a été privé d’un droit légitime, alors qu’il  est seulement détenu à titre provisoire, et couvert par le bénéfice de la présomption d’innocence, conformément aux principes et dispositions du Code de Procédure Pénal (CPP) ».
Un responsable l’UNAD a expliqué que son parti entendait ainsi s’inspirer de l’exemple de Khalifa Sall, maire de Dakar, qui a pu se faire élire député malgré une posture de détention préventive.
En plus des hautes  autorités, ces accusations visent également  le Parquet Général,  auquel le juge d’instruction avait transmis le dossier de demande du bulletin de casier judiciaire numéro 03 au profit  détenu Mohamed ould Ghadda, pièce exigée pour la validation de sa candidature.
Cet ancien membre du sénat mauritanien, supprimé à la faveur d’un référendum constitutionnel  contesté par l’opposition, organisé le 05 août 2017, détenu à titre provisoire,  est poursuivi pour «corruption» au même titre que 11 autres ex sénateurs, des syndicalistes et des journalistes, tous  placés sous contrôle judiciaire.

 

Le Calame