Crise socio-monétaire ● Les populations ne veulent plus de la petite monnaie

mer, 06/27/2018 - 07:56

Ces derniers temps, une profonde crise monétaire perturbe la vie des citoyens. En toile de fond, la décision de la BCM fixant au 1er juillet 2018, le début d’une nouvelle ère monétaire qui stipule en substance que les transactions commerciales ne peuvent désormais être dénouées que par les nouveaux billets et/ou les nouvelles pièces de l’ouguiya. 

Sont particulièrement mis en cause, les anciens billets de 100 et 200 UM et les anciennes pièces de monnaie. Derniers ciblés dans un processus de suppression des constituants de l’ancienne gamme, ces séries voient l’expiration de leur validité au plus tard, le 30 juin prochain.

Dans le commerce, comme dans les marchés, dans les transactions financières comme dans les opérations de banque, les anciens billets de 100 et 200 UM et toutes les anciennes pièces de monnaie ne trouvent désormais plus preneurs.

Tout le monde, craint se retrouver au jour fatidique avec des sommes en petite monnaie alors que celle-ci ne serait plus valable. L’occasion de souligner que le nouvel ouguiya est consacré par des billets de 1000, 500, 200, 100 et 50 NUM, chacun comportant un zéro en moins que l’ancien, la valeur restant inchangée. 

L’occasion aussi de souligner que les pièces de monnaie sont 20, 10, 5, 1 et le khoum’s qu’il faut traduire par 200 anciens ouguiyas, 100 anciens ouguiyas… Dans les boutiques comme dans le transport public, plus personne n’accepte les billets de 100 et 200 UM et encore moins, les anciennes pièces de monnaie. 

Conséquences : un commerce fortement perturbé ces derniers jours pendant lesquels, nombre d’activités commerciales n’ont pas pu être effectuées. Non seulement parce que les usagers ne disposaient que des anciens billets et des anciennes pièces, mais aussi parce quand il s’agit de rendre la monnaie à ses vis-à-vis, le commerçant n’a pas en sa possession suffisamment de petite monnaie dans sa nouvelle version.

En fait, si depuis le 1er janvier dernier, la BCM a mis à la disposition des banques primaires et de ses clients, suffisamment de billets -version nouvelle coupure monétaire-, il n’en fut pas de même pour la petite monnaie. Notamment les pièces de 10 et 20 NUM.

Pour l’heure, les Autorités de la BCM semblent assister impassibles, à la situation. Décideront-elles d’une exception en la matière en autorisant pour quelque temps encore la circulation de la série de 100, 200 UM et des anciennes pièces de monnaie, le temps de stabiliser le marché et de réconforter les populations ? Pour nombre de spécialistes, cette solution pourrait bien être retenue.

JOB 

 

L'Authentique