
Les crises sont des terrains d’essai pour les sociétés et leurs institutions démocratiques.
Elles peuvent menacer ou renforcer la cohésion sociétale, affaiblir ou consolider la capacité des gouvernements et des organes élus à répondre aux préoccupations des électeurs, et réfréner ou stimuler la réaction des organisations de la société civile face à de nouveaux besoins et de nouvelles formes de marginalisation. Le discours de haine en temps de crise peut s’appuyer sur des récits discriminatoires ou haineux supposés ou prétendus existants, mais aussi déclencher de nouveaux récits diffusés pour raviver les flammes, et souffler de nouveau sur les brasiers endormis.
Les menaces à la paix et à la stabilité sont des présupposés consubstantiels de la notion de vivre ensemble. Le législatif, dans l’optique d’y faire face et d’assurer l’harmonie sociale, doit proposer un ensemble d’instruments juridiques qui se résument pour l’essentiel à pénaliser le discours haineux, dans le but d’éviter l’embrasement.
La logique pénale approche le problème sous l’angle de la sanction, mais s’appuie pourtant sur l’objet langagier dont la plasticité autorise des tours et détours en rendant difficile l’établissement des atteintes au vivre ensemble.
C’est dans cet esprit que je souhaite inscrire cette modeste contribution.
Soucieux du devenir de notre chère Mauritanie - notre seul refuge - en excluant toute autre terre d'asile, je vois de mon humble avis l'urgence de réaffirmer de nouveau - sans ambages ni fioritures -, ce qui nous unit et tracer une trajectoire commune pour agir. Cette trajectoire n’est pas neutre.
Elle s’ancre au cœur de notre République, de sa promesse d’égalité, de son horizon d’émancipation, de sa nécessité de dignité, dont nous avons toujours rêvé, et continuerons à le faire par la Grâce d'Allah l'Éternel.
Elle s’ancre dans les valeurs républicaines qui sont à la racine de notre bien-être en commun dans une République exigeante, vivante, qui nous lie, nous unit, nous élève, nous rassure et force notre estime.
Quoique que l'on soit sur cette noble terre : (la République Islamique de Mauritanie - berceau de l'empire Almoravide) gouvernants, élus, acteurs politiques, politicards saisonniers, société civile, ou citoyens lambda, avons l'obligation de rendre compte de nos actes, et devoir en répondre devant la loi, qui seule gouverne, domine et veille sur l'intérêt général.
En l'absence de cette sensation de redevabilité, n'importe quel Don Quichotte ou autres va-t-en-guerre se permettraient des praxis langagières susceptibles de faire tanguer notre galère commune, et menacer notre bien-être social.
Bonne lecture, agrémentée d'une agréable journée beaucoup moins caniculaire à vous tous cher(e)s lecteurs et lectrices de notre modeste page Facebook-.
Limam Ould GOHY,
Inspecteur principal des finances publiques,
Inspecteur Général des finances au Cabinet du MEF,
Expert judiciaire agréé en finances publiques près des tribunaux de la République Islamique de Mauritanie.
Ancien Président du conseil d'administration du FAGACE {Fonds africain de garantie et de coopération économique - 14 pays membres - dont la République Islamique de Mauritanie}.
Acteur politique au niveau de la moughtaa de Djigueni.(Hodh Charghui).
Nouakchott, dimanche 07 sept 2025,
À 12h, 47 minutes/GMT.














