Le Nigeria pour une solution pacifique à la crise en Gambie - Ministre

jeu, 01/05/2017 - 12:43

Le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama a déclaré qu’Abuja préférait une sortie pacifique de la crise politique en Gambieoù un différend électoral menace sa paix et sa stabilité.

S’exprimant à Abuja mercredi, Onyeama a déclaré que le Nigériaferait tout son possible pour aider la Gambie à parvenir à une résolution pacifique de la crise, exprimant le souhait de voir le président sortant Yahya Jammeh écouter la voix de ses pairs dans la région.

Le dirigeant gambien avait accusé le bloc ouest-africain, la CEDEAO, de déclarer la guerre à son pays en lui demandant de démissionner et de remettre le pouvoir à un président démocratiquement élu.

Jammeh, qui a accusé la CEDEAO de mettre des forces en état d’alerte au cas où il refuserait de démissionner, a promis de rester au pouvoir, même s’il a perdu la présidentielle du 1er décembre 2016 face à son rival Adama Barrow.

Il a également promis de défendre la Gambie contre toute agression extérieure, dans un discours de Nouvel An diffusé à la télévision d’état.

Jammeh avait d’abord concédé la défaite, avant de faire un revirement spectaculaire quelques jours après, ce qui a suscité des craintes de voir les gouvernements des pays de la région intervenir pour l’évincer du pouvoir. 

Onyeama, en dépit de la position de refus du dirigeant gambien, a exprimé la conviction que Jammeh respecterait l’appel des chefs d’état de la CEDEAO à céder le pouvoir à la fin de son mandat le 19 janvier. 

"Nous aimerions croire qu’il va écouter la voix de ses pairs de la sous-région ouest africaine".

Le président Muhammadu Buhari, qui dirige un comité de médiation sur l’impasse politique en Gambie a amené d’autres dirigeants ouest-africains à rencontrer Jammeh et Barrow pour discuter de la situation. 

Les autres dirigeants de la délégation de la CEDEAO étaient les présidents Ellen Johnson-Sirleaf du Libéria, Ernest Koroma de la Sierra Léone et John Mahamadu Ghana qui venait de perdre l’élection présidentielle dans son pays.

Cridem  - MM/as/fss/of/APA 

 

Apanews