PROFIL DE CAS : La CVE lance-flamme ou organisation terroriste ?

ven, 07/09/2021 - 03:38

« Depuis une semaine, des nouvelles alarmantes viennent d’Aéré M’bar (Moughataa de Bababé) et font état de personnes mortes et de malades après avoir pris un vaccin contre la COVID-19. A ce jour, il a été dénombré 3 morts et plus d’une centaine de malades dont 8 graves évacués à Nouakchott. Les 3 morts sont : Abou Madiel, Kalidou Haby et Mamadou Diombar. Le vaccin administré à ces personnes est l’AstraZeneca.

La mort et la maladie de certaines personnes vaccinées ont jeté le désarroi parmi la population, et l’inquiétude grandit d’heure en heure. Cette situation nourrit les rumeurs les plus folles et incite les personnes non encore vaccinées à la méfiance, pour ne pas dire au refus de se soumettre à une opération pourtant si vitale. »

La Coalition Vivre Ensemble (CVE), solidaire des populations d’Aéré M’Bar :

- Exige des autorités une réaction rapide pour apporter une réponse à la situation avant qu’elle ne dégénère – qu’à Dieu ne plaise ;

- Demande qu’une enquête soit menée avec célérité pour faire la lumière sur cette affaire afin qu’un tel drame ne se répète sur un quelconque autre coin du pays. »

Voilà ce que l’on peut lire à travers quelques extraits d’une déclaration de la CVE (Coalition Vivre Ensemble) en date  07/07/2021 signée de sa Commission Exécutive.  Surprenante déclaration, qui,  en plus qu’elle est  déplacée, semble vouloir  entretenir une  panique. C’est irresponsable et contre productif.

Par ce communiqué et à travers les termes et certaines expressions employés, la CVE, clairement  sort de sa clandestinité  et se mue  pour apparaitre sous son vrai visage. Celui d’une véritable  organisation terroriste. Je pèse mes mots et je prends sur moi toute la responsabilité de mes propos.  Cette association,   véritable organisation terroriste respire le racisme à pleins poumons. J’engage ma responsabilité pour dire que cette association ne donne pas l’impression d’être  dirigée par des nationaux consciencieux. Plutôt peut être, par des « apatrides » qui jouent avec le feu.

Je le dis et je le dis sans être sous une dépendance quel qu’elle soit et pas animé d’une quelconque  réaction raciale. Entre autres questions, je me pose celle de  savoir en vertu de quels pouvoirs,  la CVE est mandatée pour parler au nom d’une frange de citoyens de ce pays  pour  lancer de la haine et du dévolu sur  les pouvoirs publics, en insinuant que « peut être » ce qui est arrivé à Aéré M’bar est volontaire. Comme si, le communiqué de la CVE voulait dire qu’il y’a un vaccin  Astra Zeneca pour la région du fleuve et un autre pour le reste du pays.

Comme l’a dit le chef de l’état, lors de son passage à Rosso, il y’a dans ce pays des gens qui jouent avec le feu au moyen des plateformes des réseaux sociaux. C’est peut être le cas de la CVE qui  avait auparavant, en d’autres circonstances et à une autre époque tenté de mettre le feu à la baraque en affirmant que le mobile du  meurtre de Abass Rouki survenu le 28 mai 2020 avait quelque chose de raciste.

Dans un communiqué,  cette association, (que je me donne le droit de classer dorénavant comme organisation terroriste), la CVE avait  condamné fermement cet acte  qu’elle avait qualifié selon ses propres termes de « tuerie » perpétrée à Wending par l'armée mauritanienne.

 

Si pour parler d’une bavure ou même si c’était le cas « un acte prémédité » dont la conséquence a été une mort d’homme (un seul)  le mot « tuerie » qui avait été employé dans le communiqué était cynique. Mais un cynisme qui ne peut se comprendre que  si ce communiqué était destiné à une consommation externe, ce qui est un sport favori de cette organisation et d’autres qui sont  à but lucratif  et dont la plupart des succursales sont implantées en Europe ou aux Etats-Unis..

 

Dans ce même communiqué publié après ce que moi et d’autres avons qualifié à l’époque de « bavure », la CVE, avait dit que « le communiqué de l'État Major de l'armée nationale respirait  la mauvaise foi et la falsification des faits »

Et cette organisation s’était posée la question de savoir si : « L'interdiction de traverser le fleuve, donne-t-elle à l'armée les coudées franches d'abattre un homme comme un chien ? ».

 

Si à la tête de cette organisation il n’y avait pas d’intellectuels, je ne me serai  pas  posé de  questions et je n’allais pas  qualifier cette organisation de « terroriste ». Mais au regard de expressions qu’elle emploie  et toujours  dans des circonstances choisies, je me demande pourquoi cette formation dirigée par des progressistes joue à un  jeu de  « pyromanie » ? Et qu’est ce qui donne  à cette organisation toute la  liberté de « dénigrer » le pays  et de jouer  au « lanceur de l’huile sur le feu » à chaque fois qu’une affaire se déroule dans la région du fleuve comme si cette région était sa « chasse gardée » ou à chaque fois qu’une affaire touche de près ou de loin un négro mauritanien.

 

Pour revenir au cas qui nous préoccupe. Que vont penser les mauritaniens de Fassala Néré, de Tichitt, de Boulenoir, de Mheijratt, de Tidjikja, de Kobeni, de Barkéol en lisant le communiqué de la CVE sur les insinuations  relatives à l’effet  négatif de ce vaccin probablement  le même qui a été inoculé aussi au chef de l’état 

 

La CVE, par son communiqué alarmant veut elle lancer la peur sur toute la région du fleuve ? Et si oui, dans ce cas, que ses responsables expliquent comment pourront  t’ils éviter que cette propagation de la panique et alerte générale  ne dépasse pas la limite du  diéry  et ne circule pas à l’intérieur du reste de la Mauritanie ? Là est la question.

 

Tant que des associations comme la CVE seront laissées  libres de jouer avec le feu à côté de « produit inflammables »,  une menace pèsera toujours sur nos têtes. Le risque est grand. Ahmed Salem Deida, journaliste,   avait écrit  un jour sur sa page facebook que,  malheureusement,  certains de nos compatriotes se cachent derrière des « réverbères » d’étiquettes  humanitaires pour s’adonner à des activités  qui influent négativement  sur l’unité nationale. Et c’est là où  le bas blesse. La haine raciale c’est aussi du terrorisme qui utilise  des « engins explosifs traditionnels » qui portent pour  labels  des noms propres.

 

Mohamed Chighali.