Le président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud, a répondu mardi 6 avril, à la déclaration de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

mar, 04/06/2021 - 15:45

« Il n’a pas été établi, après investigations, d’une quelconque preuve d’allégations de SOS Esclaves relatives à l’apologie de l’esclavage » lors d’une cérémonie de mariage à Oudane, dans le nord du pays, avait déclaré dimanche 4 avril, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

« Il y’a des gens qui ont pour objectif premier de tout faire pour démontrer que SOS Escalves est une organisation de mensonges [et] qui cherche à créer des problèmes à la Mauritanie. C’est vraiment dommage les propos du président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH). Il [Maitre Bouhoubeyni] s’est bien distingué », a déclaré Boubacar Ould Messaoud, lors d’une conférence de presse.

« Maître Bouhoubeyni cherche à se faire un nom sur notre dos. Ce ne sont pas eux qui vont nous détruire. Nous n’avons jamais triché avec la question de l’esclavage », a encore ajouté le président de SOS Esclaves.

Celle par qui cette affaire de femme donnée en dot a éclaté était présente à cette conférence de presse. Aziza Brahim, point focal de SOS Esclaves, dans la wilaya de l’Adrar, est campée sur ses positions, affirmant avoir été saisie par un membre de la famille de l’esclave offerte en dot.

« L’esclavage, il faut le combattre. Sinon, il nous combattra. Beaucoup de choses vont revenir et nous allons continuer à nous battre pour que l’esclavage disparaisse et nous lutterons avec sérieux et honnêteté. Nous n’avons jamais fait quelque chose sans jamais avoir de preuves », a dit Boubacar Ould Messaoud, président de SOS Esclaves.

 

 

@babacarbayendiaye

 

 

Nouakchott - 06/04/2021