Au sujet des poursuites judiciaires du régime de Oul Abdel Aziz,

mar, 03/16/2021 - 22:31

 malheureusement, Saleh O.Hanenna a écrit sur les sites de Cridem et de Mauriweb qu'il écarte toute existence de démarche pour réconcilier Oul Guazouani et son prédécesseur et il a aussi cité, comme exemple dans ce dossier, l'affaire de Sarkozy. C'est dommage et c'est décevant. Saleh O. Hanenna, vous êtes plus grand que ça. Savoir si Ghazouani se rapproche ou non de Aziz, si amis de 40 ans ou non. Ce sont des choses qui n’intéressent que les gens des renseignements qui aident Ghazouani à faire passer le temps sans entrer dans le vif du sujet. Il ne sied pas non plus à votre personne de citer l’affaire de Sarkozy, même en deux mots, et la comparer avec celle de Oul Abdel Aziz. A notre connaissance, si on ne se trompe, Vous êtes d’éducation guerrière. Dans ce pays il est connu que les gens d’éducation guerrière ont certaines qualités incontestables. Ils ne cachent pas la vérité, ils ne font pas le faux témoignage, ils disent tout haut ce que les autres ne disent pas parfois tout haut. Ils sont ainsi parce qu’ils ne craignent que le tout puissant. Ils ne défendent pas le butin des autres. Au contraire, les grands guerriers arrachent les butins et les vols des coupeurs de route pour les restituer à leurs propriétaires. Saleh O. Hanenna, vous êtes plus grand que ça. Laissez ce jeu à Oul Ghazouani, à d’autres comme lui, capable de mettre sur leur conscience, par crainte ou pour d’autres raisons, de retarder les poursuites de ce casse du siècle dont l’ampleur dépasse toute imagination et qui n’a jamais eu lieu dans le pays et dans la sous-région ouest africaine. Entendre ce discours d’une personne de votre éducation, que vous êtes supposé avoir, cela fait mal, cela fait profondément mal, mais le salut viendra d’ailleurs. Le faux slogan de l’indépendance de la justice est défendu par les avocats des crimes économiques du régime de Oul Abdel Aziz. Le président Oul Ghazouani défend la même chose, ce faux slogan de l’indépendance de la justice. Tous, les avocats et Oul Ghazouani, convergent vers le même objectif, retarder les poursuites judiciaires ou engager de fausses poursuites. Tous sont en train de jouer avec le feu, par inconscience ou par craintes. Mais, nous avons l’impression que tous ces gens se dirigent vers un jour terrible qui viendra tôt ou tard où une certaine colère va s’abattre sur ces personnes et sur Oul Ghazouani, une colère locale, ou une colère de quelque part. Ce que la commission parlementaire avait établi et listé comme crimes économiques avait déjà été établi et listé par les blogueurs et les journalistes et certains opposants au temps même où le régime de Ould Abdel Aziz était en place. La commission parlementaire ne pouvait cacher toutes ces listes de crimes économiques. Vous comparez l’affaire des crimes économiques du régime de Oul Abdel Aziz, sans précédent dans l’histoire du pays et de la région, avec le procès de Sarkozy. Les deux affaires ne sont pas comparables. Les accusations contre Sarkozy ne sont pas dans des choses prouvées et visibles à l’œil nu, comme la vente d’équipements publics et l’acquisition de vastes parcelles et bâtiments au pays et à l’étranger... Concernant le régime de Oul Abdel Aziz c’est une richesse d’acquisition récente que l’accusé reconnaît et vous-mêmes, la connaissez. Sarkozy est accusé sur la base du témoignage d’une seule personne. Nicolas Sarkozy n’a pas été accusé de piller systématiquement les richesses du pays. Si cela avait été le cas, les détournements auraient été récupérés immédiatement. L’ampleur financière des détournements économiques du régime de Oul Abdel Aziz, est estimée par certains experts à au moins sept fois le budget annuel de l’État (700%), et trois fois le produit intérieur brut annuel. L’ampleur de l’accusation portée contre Sarkozy est insignifiante par rapport au budget de l’Etat français (0,001%). Votre comparaison de l’affaire de corruption du régime de Oul Abdel Aziz, avec l’affaire Sarkozy est donc implicitement dans la défense et la banalisation de l’affaire du régime de Oul Abdel Aziz. Nous espérons que vous réfléchirez à l’ampleur des dommages causés au peuple et à la nation à cause de cette corruption sans précédent. Nous sommes certains que les quelques personnes qui ont des consciences vives comme vous, ne pourront pas continuer pour longtemps à ignorer ou défendre cette affaire de « Casse du siècle » dont l’ampleur n’a jamais été enregistrée en Mauritanie ni dans toute la région ouest africaine. C’est très grave, la défense des crimes du régime de Oul Abdel Aziz, défense assurée par certains avocats, la couverture d’arrière-garde assurée par Oul Ghazouani, le silence complice des doyens hommes politiques Messaoud O. Belkhair et Ahmed O. Daddah auxquels revient le devoir de ne pas laisser des gens irresponsables légitimer pour tout celui qui commet ou compte commettre des crimes économique d’y aller en impunité totale ou partielle devant les yeux de tout le monde. Le silence des grands généraux et des autres honorables officiers, le quasi silence des islamistes. Ainsi, la porte est maintenant ouverte, aujourd’hui et demain et après-demain, pour des crimes économiques de toutes sortes. Vous l’avez légitimé par vos actes ou par votre silence. ------------------------- On n’a jamais vu dans le monde un président défendre et assurer la couverture d’un autre président dans une affaire de grand vol, et çà c’est un phénomène nouveau, inédit en Mauritanie et en Afrique de l’Ouest. Un président qui se met sur la conscience de défendre les crimes d’autrui, par crainte ou autre cause...peu importe. Ce phénomène nouveau dans la sous-région et dans le monde va certainement faire l’objet d’écrits et de livres qui serviront pour l’histoire des générations futures dans notre région et dans le monde. Tout le monde, en Mauritanie et à l’étranger se pose des questions sur quel genre de personnalité est ce Président Ghazouani, gentil, pacifique, calme, capable de mettre sur sa conscience les crimes d’autrui, devant les yeux de tout le monde. Quel courage ! Ou quelle peur ou peut-être ne mesure il pas la gravité de la chose ! D’où vient-il ? De quelle éducation vient-il ? C’est inédit. On va voir comment la société mauritanienne va se comporter avec ce phénomène nouveau qu’elle n’a jamais vu, comment le monde extérieur va se comporter avec ce phénomène, le rejeter ou l’exploiter dans ses intérêts en considérant que le pays est entre les mains de quelqu’un capable de se taire sur les grands crimes économiques causés par autrui et que eux aussi les étrangers en profitent. Ce n’est pas sur le président actuel Oul Ghazouani qu’il faut compter pour mener ces poursuites. Et si la pression nationale et surtout internationale oblige Oul Ghazouani à les faire, elles seront de fausses poursuites. De vraies poursuites des crimes du régime de Oul Abdelaziz, si elles vont se faire, ce sera sous un régime différent que celui de Oul Ghazouani, même si le Parlement actuel reste en place. Le Parlement, comme la plupart des autres institutions-la justice, la presse, la société civile- est manipulable par le pouvoir en place. C’est souvent le cas dans un pays pauvre comme le nôtre où la soupape de sécurité par laquelle les choses s’expriment en cas d’étouffement se situe toujours en haut à travers les changements de l'exécutif. La Mauritanie, aujourd'hui est gouvernée par le régime le plus faible qu'elle a jamais connu dans son histoire. Ce régime de Ould Ghazouani est le plus propice et le plus faible pour accepter une normalisation avec Israël. Cette normalisation avec Israël si la Mauritanie la fait, elle sera parmi les derniers pays à le faire. Mais le plus grave actuellement pour la Mauritanie ce n'est pas la question d'Israël. C'est le problème des poursuites judiciaires contre le régime de l'ex président Oul Abdel Aziz, cette gabegie qui a ébranlé le pays et qu’il faut traiter en toute urgence avant toute autre action. Une autre stratégie de Oul Ghazouani pour noyer ces poursuites a été aussi de nommer aux postes directement chargés du suivi des poursuites judiciaires des ministres d’un profil faible et incapables de mener de vraies poursuites : le ministre de la justice, Oul Boyé, fils de Abdellah oul Boyé. Ce ministre est nonchalant, de mentalité bédouine (pas au sens péjoratif mais au sens de tribale) et le ministre de l’intérieur, Oul Merzoug, qui n’arrive pas à s’affranchir de sa perception d’être nommé par discrimination positive et d’assumer concrètement sa responsabilité. Au contraire, Oul Merzoug se soucie surtout de comment s’habiller et sortir sur les écrans. Ould Merzoug est l’un des cadres appartenant à la communauté des Haratines. Il a bénéficié depuis des années du système de discrimination positive. Oul Merzoug est lui-même l’objet de dossiers de mauvaise gestion et de haute trahison en Mauritanie et à l’OMVS. Enfin, en ce qui concerne Oul Abdel Aziz lui-même, il ne fait pas de grand effort pour amortir socialement et politiquement le choc et les répercussions de cette affaire. Il ne faut pas le lui reprocher. Il parait que son caractère, son tempérament ne lui permettent pas de gérer ce genre de situation. Il faut que notre société puisse secréter des personnes capables de l’aider à négocier comment régler cette affaire, négocier, pas avec le régime actuel, mais négocier avec la société mauritanienne une sortie honorable si cela l’intéresse. Mais, notre société a profondément changé. Y a-t-il d’ailleurs encore des personnes capables de traiter ce genre de situations. On n’en voit peu dans toute cette classe politique qui circule sous nos yeux dans l’Etat et dans la politique.